vendredi 21 novembre 2008, 12:02
Christian Clavier raconte la vérité vraie sur l’occupation de sa villa
Rédaction en ligne
Le procès de “l’affaire Clavier” s’ouvre aujourd’hui devant le tribunal correctionnel d’Ajaccio. Dans cette affaire, dix militants nationalistes comparaissent pour avoir occupé, fin août, le jardin de la villa du comédien Christian Clavier à Porto-Vecchio, lors d’une action contre “la spéculation immobilière”.
Le Figaro sur son site internet donne des extraits du procès-verbal d’audition de Christian Clavier.
Interrogé le 2 septembre par les gendarmes, le comédien a simplement indiqué, martial : « Je pense que les choses ne se seraient pas passées sans heurt ».
Le Figaro reprend d’autres morceaux choisis de cette audition : « Je tiens à préciser que, pour ma part, je n’aurais pas servi à boire ni accompagné ces personnes ».
Toujours d’après Le Figaro : c’est aux alentours de 14 heures (le 30 août dernier) que Christian Clavier, alors attablé dans un restaurant de Pinarello, a eu vent de l’occupation de sa résidence. « J ’ai eu le message de Camille de Rocca-Serra (député UMP de Corse-du-Sud) qui m’indiquait que cinquante indépendantistes avaient occupé ma propriété entre 12h20 et 12h30 », explique-t-il ainsi avant de déplorer : « Ils étaient installés sur ma terrasse, allongés dans des canapés. Certains avaient les pieds dans la piscine et certaines femmes ont même dit que c’était une piscine de merde. Une des personnes qui était présente a demandé à aller aux toilettes et mes employés l’ont accompagnée dans la maison pour satisfaire ce besoin. »
Contrairement à ce qui a d’abord été dit, le comédien indique qu’« aucune dégradation ou violence » n’a été commise avant de déplorer : « Ils étaient agressifs et la présence de cinquante personnes face à deux employés est très intimidante ». Manifestement choqué, Christian Clavier explique aussi : « Des insultes ont été proférées. D’après mes employés, ils auraient dit que j’étais un “rat”. Également, je tiens à préciser que lors de leur départ, ils ont dit à mes employés qu’ils reviendraient. Je ne sais pas si je dois prendre cela pour une menace. »
Pour finir, le comédien a précisé aux gendarmes qu’il n’a aucunement l’intention de vendre sa propriété pour s’installer en Balagne, comme la rumeur corse l’a un temps laissé entendre. En début de semaine, Christian Clavier a fait savoir qu’il n’assisterait pas au procès des dix nationalistes.

